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Education/idéologie du génocide : Directeurs d’établissement scolaires suspendus
Kigali, le 15 janvier 2008
– Selon des sources officielles, la ministre de l'Education, Mme Jeanne d'Arc Mujawamaliya, a la semaine dernière suspendu une cinquantaine de directeurs d'école, d'enseignants, d'encadreurs pédagogiques et d'élèves, accusés de véhiculer une «idéologie génocidaire» dans leurs établissements.

 «Tous ces éducateurs qui véhiculent une idéologie génocidaire dans leurs établissements vont être licenciés et certains feront l'objet d'une poursuite judiciaire», a déclaré Mme Mujawamaliya.
D’après un rapport de 428 pages rendu public en décembre dernier par une commission ad hoc de la chambre des députés, « l’idéologie génocidaire » reste persistante dans 84 des 637 écoles secondaires du Rwanda.

 Le rapport recommande aux autorités gouvernementales de renvoyer et traduire en justice tous les enseignants véhiculant l’idéologie du génocide. « Dans toutes les provinces, les manifestations de cette idéologie du génocide sont identiques », dénoncent les députés.
Concernant les élèves mineurs qui seraient auteurs de ces messages, le parlement recommande qu’ils soient envoyés dans des centres de rééducation.

La commission exhorte par ailleurs les responsables des établissements scolaires à s’efforcer de créer un climat de coexistence pacifique entre les élèves rescapés du génocide et ceux dont les parents sont poursuivis pour leur rôle présumé dans le génocide.
Les députés se sont engagés, de leur côté, à accélérer le processus d’adoption d’un projet de loi réprimant l’idéologie du génocide qui leur a été soumis par le gouvernement.

Pour leur part, la ministre Jeanne d’Arc Mujawamariya et son secrétaire d’Etat, Joseph Murekeraho  sont sur le gril : depuis lundi, ils sont auditionnés par la chambre basse du parlement qui les accuse de ne pas avoir été en mesure endiguer à temps ce fléau dans les écoles secondaires.  Les députés se sont hier déclarés non satisfaits des explications fournies par les deux autorités.

Liprodhor, janvier 2008


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