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Pas de
libération provisoire pour l’ex-ministre de la justice
Kigali, le
10 septembre 2008- Le tribunal
de Grande instance de Nyarugenge a hier rejeté la demande de
libération provisoire de l’ex-ministre de la justice, Agnès
Ntamabyaliro.
Selon son
avocat, Maître Jean Louis Libert, l’accusée aurait été arrêtée
illégalement, le 27 mai 1997, en Zambie, avant d’être ramenée
au Rwanda. Il avait également fait valoir que le principe de
la présomption d’innocence, le droit à un procès équitable et
le jugement dans un délai raisonnable n’avaient pas été
respectés, ce qui constitue une violation du droit
humanitaire.
Dans ses
motivations, le tribunal a indiqué que l’accusée avait été
effectivement arrêtée en Zambie par des agents des services
locaux d’immigration et que les autorités judiciaires
rwandaises n’y ont joué aucun rôle. Il a aussi rappelé que le
retard excessif dans la tenue du procès est dû au lourd
contentieux du crime de génocide et que la présomption
d’innocence reste toujours respectée dans son procès.
Agnès
Ntamabyaliro est poursuivie pour crime de génocide et autres
crimes contre l’humanité perpétrés à la paroisse de Kabgayi où
des milliers de Tutsi avaient trouvé refuge entre avril et
juillet 1994. |