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TPIR/Rwanda: Le
ministre de la justice condamne les relations intimes pendant les
visites conjugales autorisées aux détenus d’Arusha
Kigali, 09 juillet
2008-Selon l’Agence Hirondelle qui a
diffusé l’information vendredi dernier, les détenus du Tribunal
pénal international pour le Rwanda (TPIR), prévenus ou condamnés,
sont autorisés à avoir des relations intimes, pendant les visites
conjugales, depuis le mois de mai.
«Ce droit, souvent réclamé par les détenus du TPIR, notamment par
Hassan Ngeze qui avait vainement demandé en 2005 à se marier en
prison et à y consommer son mariage, était déjà reconnu à ceux du
tribunal pour l'ex-Yougoslavie», rapporte l’Agence de presse basée
à Arusha.
Désormais, chaque détenu dispose d'un maximum de 3 heures pour
rencontrer son conjoint ou sa conjointe, en veillant à ne pas
déranger ou distraire le voisinage. Avant la rencontre, le
pensionnaire et son conjoint doivent subir un examen médical pour
garantir qu'aucun n'est atteint d'une maladie sexuellement
transmissible.
Par ailleurs, aucun détenu ne peut bénéficier de plus d'une visite
conjugale au cours d'une période de deux mois consécutifs, sauf si
le conjoint réside dans un pays lointain, hors de la Tanzanie et
des pays voisins.
Pour sa part, le
Ministre rwandais de la justice, Tharcisse Karugarama, s’est hier
déclaré scandalisé par cette décision.
«Nous désapprouvons et
condamnons énergiquement cette décision qui n’est rien d’autre
qu’un acte de négationnisme et de banalisation du génocide.
La quasi-totalité des personnes détenues par le TPIR ont également
commis des actes de viol et de tortures sexuelles avant de tuer
leurs victimes. Les autoriser à avoir des
relations sexuelles sous prétexte du sacro-saint principe du
respect des droits de l’homme est une insulte à la mémoire de
toutes les victimes du génocide», a-t-il indiqué
sur les antennes de la radio nationale.
Le centre de détention des Nations Unies d'Arusha, abrite 56
détenus dont 18 condamnés en dernier ressort.
Liprodhor juillet 2008 |